Sécheresse : le Calvados en « vigilance »

   Vu l'état qualifié de « préoccupant » des ressources en eau du département et afin de garantir l'usage de l'eau potable à l'ensemble de la population, la préfecture - dans un communiqué en date du 20 juillet 2019 - en appelle « à la responsabilité et au sens civique de tous les usagers (particuliers, collectivités, entreprises, agriculteurs) pour faire un usage raisonné et économe de l'eau en restreignant volontairement leur consommation ».

 La Préfecture appuie son constat sur la situation observée dans le département.

« Les pluies de l'hiver 2018-2019 n'ont pas permis le rechargement des nappes phréatiques, le cumul des précipitations est inférieur de 15 % par rapport à une année moyenne et les pluies efficaces (permettant le rechargement de la nappe) l'ont été dans les zones où le volume des nappes est déjà très faible. Les pluies du mois de juin ont permis de reporter de quelques semaines le début de la sécheresse sans pour autant permettre d'éviter cette situation ». Au regard de quoi « on peut légitimement craindre que les précipitations estivales ne rechargeront pas efficacement les ressources mobilisées pour l'alimentation en eau potable ».

L'attention des autorités est plus mobilisée encore sur le Nord du département en général et le bassin versant de la Touques en particulier, en raison « de son débit faible qu'il est nécessaire de préserver ». Sachant « que l'arrêté cadre sécheresse prévoit que, dès qu'une zone géographique est soumise à vigilance, il convient d'appliquer ces mesures à l'ensemble du département ». C'est pourquoi « compte-tenu de la faiblesse constatée de la ressource en eau et des effets attendus des fortes chaleurs estivales sur la consommation comme sur les nappes et cours d'eau, le département du Calvados passe en vigilance.

 La préfecture dresse dans ces conditions la liste des bons réflexes à avoir pour limiter en situation de sécheresse notre consommation en eau.

  • éviter entre 9 et 19 heures l'arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins, des stades, des terrains de golf, des pistes hippiques, l'irrigation des potagers, le remplissage des plans d'eau de loisirs à usage privé, des piscines à usage personnel et des mares à gabion, le lavage des voitures ;

  • éviter le nettoyage des bâtiments, hangars, locaux de stockage, terrasses privées en dehors des nécessités de salubrité publique ;

  • reporter dans la mesure du possible les travaux consommateurs d'eau, les travaux en rivière, les manœuvres des ouvrages hydrauliques, les vidanges de plans d'eau et la mise en service de nouveaux forages, pompages et retenues d'eau destinés à d'autres usages que l'alimentation en eau potable ;

  • privilégier dès que possible la réutilisation des eaux de pluie à l'utilisation du réseau public d'eau potable ;

  • réduire les consommations d'eau domestiques (privilégier les douches par rapport aux bains,...) ;

  • privilégier le lavage des véhicules dans des stations de lavage avec recyclage de l'eau ;

  • limiter l'irrigation des cultures agricoles à cinq nuits par semaine.

 eau arrosage

 Si dans le Calvados, les sollicitations préfectorales sont essentiellement préventives (comme sur cette photo où l'arrosage des jardins reste autorisé sous horaires conseillés), dans d'autres départements en revanche les mesures sont beaucoup plus coercitives, à l'exemple de la Charente-Maritime où ces mêmes arrosages, le lavage de voitures, le nettoyage de surfaces, etc... sont désormais interdits.

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